Mettons-nous en mouvement

(Peut-être, toi qui lit ces lignes, es-tu déjà en mouvement, ce texte est surtout pour encourager celles et ceux qui n'ont pas encore choisi de le faire ou qui se posent encore des questions)

Parfois, le monde nous échappe. Parfois, on pense qu'on n'y peut rien, qu'il est préférable de ne pas voir, de faire l'autruche.

Est-ce que le monde que l'on nous sert est fatalement celui dans lequel nous devons vivre ? Veut-on de ce monde ?

Parfois, nous avons envie d'agir, mais nous ne savons par quel bout commencer, sur quel sujet nous mobiliser. Que faire quand tout nous submerge ? Comment se mettre en action ?

Quels que soient les enjeux, il y a, de toutes façons, trop à faire pour une seule personne, beaucoup trop à faire. Que l'on prenne notre consumérisme effreiné qui nous emmène dans l'impasse climatique dans laquelle nous sommes, les crises et les conflits armés qui font que des hommes, des femmes et enfants fuient leurs pays pour survivre (associés à notre manque gerbant d'humanité pour leur offrir une chance de survie) ou encore les salopards qui essaient de faire de nous de simples produits de leur bigdata à sauce ultra sécuritaire de bullshito smart safe city, nous avons beaucoup à faire.

Alors chacun et chacune d'entre nous pouvons faire quelque chose de simple : faire notre part, à la manière du Colibri.

Alors choisissons LE sujet qui nous parle, prenons une tâche atteignable et y tenons-nous. Créons ensemble notre way of life par ajout de meilleur de petit à petit.

Il n'y a pas d'autre échappatoire, nous n'avons qu'une seule planète et absolument pas le luxe ni de poser des frontières ni de jouer au monopoly en s'attribuant des parcelles de terre et des logements inoccupés alors qu'ils font besoin à tant de monde, ni encore poursuivre notre consommation de ressources naturelles de façon indécente.

Arrêtons d'écouter les bonimenteurs payés X fois le smic et qui nous affirment des choses sur des réalités qu'ils et elles ne peuvent pas connaître.

Rappelons-nous de l'Histoire, de ce que nous avons pu faire à nos congénères et évitons de reproduire ces schémas à sauce de high-tech à la con.

Écoutons-nous, soyons curieux, allons à la rencontre de l'autre pour tenter de comprendre qui il ou elle est et quelle est sa vie, ses besoins. Propageons l'idée que chacun doit faire sa part pour rendre le monde meilleur, à son échelle, à la hauteur de son ambition et de ses moyens d'action. Il est plus facile de construire une merveille si chacun amène sa pierre.

Arrêtons d'accepter d'être exploités, réclamons notre part. Arrêtons d'accepter des sacrifices sur notre qualité de vie en refusant de faire des heures supplémentaires sans être rémunéré·e·s, obligeons-les à embaucher si leurs besoins sont si importants pour vouloir nous voler du temps que nous ne récupéreront jamais à la fin de notre vie.

Refusons que notre santé fasse les frais de leurs économies débiles pendant que certains gagnent une quantité de pognon indécente et bénéficient de la mollesse de l'état pour s'adonner à l'évasion fiscale.

Refusons les emplois dont la rémunération n'est pas alignée à notre qualification (puisqu'en l'acceptant, les personnes moins qualifiées que nous sont obligées d'en faire de même et donc de réduire leur qualité de vie).

Refusons les compromis sur nos congés, refusons d'être joignables pendant que nous nous reposons, apprenons-leur que leur entreprise c'est leur entreprise c'est pas la notre, que nous aspirons à mieux que ça. Que nous avons le droit au bonheur.

Défendons-nous les un·e·s les autres, partageons nos envies, nos luttes, si l'autre se bat pour conserver ou gagner un privilège, alors ne lui jetons pas la pierre, à minima accompagnons-le ou bien éxigeons de même.